Secteur Agricole
État des lieux au Lualaba
1. Contexte général
L’agriculture occupe une place centrale dans la sécurité alimentaire de la Province du Lualaba, assurant la subsistance de plus de 80 % des ménages. Les terres arables représentent plus de 30 % de la superficie provinciale (121 309 km²).
Bien que le changement climatique provoque des perturbations fréquentes du régime des pluies impactant les deux saisons principales (sèches et pluies), la Province bénéficie d'atouts naturels majeurs :
- Sols très fertiles favorables à l’agriculture.
- Vastes pâturages riches en graminées, propices à l’élevage.
- Hydrographie abondante favorable à la pêche, à la pisciculture et à l’irrigation.
30%
De la superficie provinciale est constituée de terres arables (121 309 km²).
2. Principaux défis du secteur
Malgré son grand potentiel, l'agriculture fait face à plusieurs obstacles.
Climat & Maladies
Perturbations climatiques, maladies et ravageurs affectant les plantes et animaux.
Infrastructures
Manque d’infrastructures de stockage et dégradation continue des routes de desserte agricole.
Structurel & Financier
Absence de banques de crédit agricole et insécurité foncière pour les activités agro-pastorales.
3. Production agricole
3.1. Cultures vivrières
Soja, maïs, manioc, haricot, riz, arachide, patate douce.
Le manioc et le maïs sont les plus consommées.
3.2. Cultures fruitières / pérennes
Manguier, papayer, oranger, avocatier, pamplemoussier, citronnier, mandarinier, palmier à huile.
3.3. Cultures maraîchères
Chou pommé, chou de Chine, amarante, gombo, tomate, oignon, piment, pomme de terre, aubergine, céleri.
3.4. Cultures de rente
Coton, tabac, palmier à huile (actuellement en déclin).
Galerie des principaux produits
Manioc
Culture vivrière principale
Maïs
Base alimentaire essentielle
Soja
Culture vivrière et industrielle
Tomates
Culture maraîchère répandue
Oignons
Produit de base maraîcher
Mangues
Culture fruitière tropicale
4. Dégradations (Depuis 2017)
Chute du Manioc
Passage de 12 t/ha à seulement 0,5 t/ha depuis 2020. Constatée à cause des pourritures racinaires, la mosaïque africaine et les acariens.
Baisse du Maïs
Impacté lourdement depuis 2017 par l'invasion de la chenille légionnaire d'automne (Spodoptera frugiperda), entrainant de grandes baisses de rendement.
5. Plan d'Intervention
Conscient de la dépendance aux ressources minières, l'agriculture devient un pilier stratégique (2024-2028).
- Partenariats public-privé pour les producteurs de maïs.
- Conventions de remboursement pour soutenir les ménages.
- Introduction de nouvelles variétés de manioc résistantes.
Note : Malgré ces efforts, l’impact reste mitigé et l’insécurité alimentaire demeure élevée dans plusieurs zones rurales.